pour la facilitation à distance les neurosciences montrent que notre cerveau est avant tout visuel

Cerveau et facilitation à distance : ce que disent les neurosciences

  • 23 octobre 2020
  • Didier Bourdenet

Améliorer la facilitation à distance grâce aux neurosciences

Captiver l’attention et assurer l’engagement des participants à une réunion ou ateliers collaboratifs à distance est un vrai challenge.

Qui d’entre nous, ne s’est pas surpris à somnoler en plein milieu d’une visioconférence ? 😬

Pour autant, ce n’est pas une fatalité ! Les progrès des neurosciences nous permettent de mieux comprendre le cerveau humain et de mettre en place de vraies stratégies pour rendre ces moments productifsconviviaux et engageants !

Voici 5 points clés basés sur les neurosciences pour conception et le facilitation de réunions et d’ateliers collaboratifs à distance:

#1: LE CERVEAU EST MONOTACHE !

Notre cerveau s’accommode très mal du multitâches
Un neuromythe tenace est de croire que les femmes sont multitâches et les hommes monotâches….en réalité notre cerveau a beaucoup de mal à gérer des activités en parallèle, quel que soit le sexe !

les neurosciences montrent que le cerveau est monotache. un point à prendre en compte pour la facilitation à distance

Vous éviterez au maximum le multitasking et le zapping d’activités. Mieux vaut des séquences bien identifiées qui s’enchainent avec logique, qu’un va et vient entre différentes activités !

#2: LE CERVEAU EST VISUEL

Une image vaut mieux qu’un long discours !

pour la facilitation à distance les neurosciences montrent que notre cerveau est avant tout visuel

Notre cerveau est très sensible aux stimuli visuels. Il suffit de constater l’effet addictif des réseaux sociaux et des plateformes de streaming ! D’où l’intérêt de combiner vidéos et images pour une compréhension rapide et captivante.

Une fois l’attention retenue, complétez le stimulus avec la voix (et les autres sens en présentiel). Enfin, est à privilégier au maximum…… si la bande passante le permet !

#3: LE CERVEAU DÉCROCHE EN MOINS DE 10 MINUTES

Notre cerveau a horreur de la monotonie…….

les neurosciences le montre l'attention chute après 10 minutes, un point critique en facilitation à distance
Ce phénomène sera d’autant amplifié que l’animation est faite sur un ton monocorde, en format descendant et de manière très neutre. Pour casser cette monotonie, vous pouvez introduire une anecdote, une question décalée (mais néanmoins pertinente), un mini quizz, une courte vidéo….soyez créatif !

Enfin, une séquence d’atelier ne devrait pas excéder 20 à 30 minutes maximum.

 

#4: LE CERVEAU CARBURE AUX ÉMOTIONS

Les émotions positives améliorent l’attention et ancrent les apprentissages !

 

le jeu est un excellent moyen de garder le cerveau en alerte lors de facilitation à distance neurosciences
Rien de mieux qu’un story telling, une énigme, une surprise ou un jeu pour attirer l’attention de notre cerveau mais surtout pour favoriser la mémorisation et faire passer efficacement un savoir.

#5: LE CERVEAU A BESOIN D’UN PEU DE TENSION…MAIS PAS TROP !

Sachez adapter la pression (ou challenge) pour maintenir l’attention à l’optimum !

 

les neursciences ont démontré qu'il faut maintenir le bon niveau de tension afin de stimuler le cerveau lors d'ateliers collaboratifs à distance
Les personnes risques de s’ennuyer et de décrocher lorsque les tâches sont trop simples. Sachez les ajuster si nécessaire. Ainsi, un challenge chronométré peut-être un bon moyen de remettre un « peu de pression ». Si à l’inverse, vous constatez un blocage, n’hésitez pas à convoquer un temps mort et à demander ce qui pose problème, quitte à reformuler la question ou passer à la séquence suivante.

 

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