intrapreneur de l'idée à la licorne

Intrapreneur : avez-vous le bon profil ?

  • 14 octobre 2020
  • Didier Bourdenet

Avez-vous le bon profil pour être intrapreneur ?

profil intrapreneur de l'idée à la licorne

De plus en plus de groupes et d’ETI mettent en place des programmes d’intrapreneuriat. Ce que l’on peut définir comme des :

démarches et méthodes permettant d’introduire une gestion entrepreneuriale au sein d’une organisation, les salariés devenant des intrapreneurs, c’est-à-dire des entrepreneurs au sein même de l’organisation en développant leur degré d’autonomie et de responsabilité.

Pourquoi un tel engouement  ?

 

L’intrapreneur comme acteur de la transformation :

Face aux bouleversements apportés par la transformation digitale des entreprises, les groupes doivent faire évoluer leurs business modèles.

Constatant la lourdeur et le silotage de leurs organisation, ils préfèrent confier une mission en parallèle à un.e cadre à haut potentiel.

Charge à lui/elle de s’affranchir des processus classiques de gestion de projet afin de tester une idée en mode « agile », itérer et pouvoir la vendre aux instances décisionnelles.

Une question récurrente à laquelle Novattitude est sollicité est « quel est le bon profil d’intrapreneur ?»

Un premier réflexe serait de dresser une analogie avec les profils d’entrepreneurs  car c’est un sujet bien documenté. Néanmoins on se rend compte que cela est peu exploitable car ce sont généralement des profils catégoriels (artisan, indépendant, dirigeant de PME, autodidacte, start-upper, etc.) alors que l’intrapreneuriat concerne des salariés jouissant d’une forte d’autonomie en vue de développer des projets innovants où l’incertitude est la seule chose certaine !

A vrai dire, il s’agit d’un profil hybride et récent , force est de constater qu’il est peu ou pas étudié du tout !

L’intrapreneuriat vu avec le prisme du modèle Herrmann (Hbdi ®)

Une approche différente consiste à s’intéresser aux préférences cérébrales grâce au modèle Herrmann.

Basé sur les neurosciences, ce modèle permet de mieux comprendre nos styles de pensée dominants : comment nous appréhendons le monde qui nous entoure, comment nous abordons une problématique et par là même notre rapport aux autres.

Le modèle Hbdi ® est donc une véritable grille de lecture afin de comprendre comment chaque personne exprimera son style intrapreneurial.

 

profil HBDI d'un intrapreneur cadran vert mode OrganisateursCet intrapreneur sera orienté vers l’obtention de résultats fiables et la réalisation de sa mission.

Ce qu’il risque de négliger : l’existence de solutions alternatives, de partenariats externe. En voulant tout planifier et sécuriser, il pourrait être réticent à toute prise de risque.

 

profil HBDI d'un intrapreneur cadran bleu mode ExpertCet intrapreneur sera très sensible à la performance de l’innovation, à sa compréhension fine afin d’en tirer des certitudes. Il sera très à l’aise sur les aspects financiers et technologiques.

Ce qu’il risque de négliger : l’inclusion de toutes les parties-prenantes, la prise en compte d’aspects qualitatifs difficilement chiffrables (QVT, RSE, épanouissement des équipes). On pourrait lui reprocher son manque apparent de chaleur humaine et un certain désintéressement pour le client ou l’utilisateur final (un comble !)

profil HBDI d'un intrapreneur cadran jaune mode Innovateurs Innovateur hors paire, cet intrapreneur aura une réelle appétence pour tout ce qui est « out of the square » ! Un brin rebelle, il pourrait même agir « en sous marin » afin de faire avancer sa cause (consulter notre article sur le sujet). Il sera capable d’associer des informations (en apparence) très disparates (voir antinomiques !) pour leurs donner une cohérence et entrevoir des solutions !

Ce qu’il risque de négliger : la réalisation concrète du projet et ses implications opérationnelles.

 

profil HBDI d'un intrapreneur cadran rouge mode HumanistesCet intrapreneur saura embarquer toute l’équipe ou toute l’entreprise avec lui car pour lui la priorité c’est de créer du lien ensemble.  Il aura à cœur de s’intéresser aux besoins de ses clients tout en portant beaucoup d’attention à l’atmosphère de travail.

Ce qu’il risque de négliger : les réalités financières et économiques, une approche  rationnelle et factuelle de la situation.

 

 

Bien évidement, la nature humaine est bien moins monochrome et chaque personne possède une palette de préférences cérébrales tout en nuance.

Pour autant de grandes tendances sont facilement détectables en fonction des dominantes rencontrées. Qui d’entre nous n’a pas rencontré un inventeur de génie, avec 20 000 idées à la seconde…..et qui n’a jamais commercialisé une seule de ses inventions ? Inversement, qui n’a jamais été en proie avec un chef de service timoré voulant tout contrôler et  refusant la moindre prise de risque et le droit à l’erreur ?

En conclusion, Il y a-t-il un profil d’intrapreneur idéal ?

En fait, le profil de l’intrapreneur est intimement lié au profil de sa mission et au degré de maturité du projet. En un mot « du bon de commande de l’entreprise » et donc du projet d’entreprise.

L’expérience montre que dans un projet d’Innovation, l’importance est surtout de mobiliser les bonnes compétences aux bons moments !

Ainsi par exemple lorsque l’on étudie les différentes phases dans une innovation digitale (Design Thinking/ User experience /Agile Development et Growth Hacking), on voit bien que les profils nécessaires ne sont pas les mêmes en fonction du degré d’avancement du projet !

HBDI profil intrapreneur et innovation

 

 

L’enjeu n’est pas tant sur LE profil de l’intrapreneur que sur le stade du projet Innovant dans lequel il va s’intégrer…. Au stade « early stage », très clairement il vaut mieux privilégier un mode de fonctionnement à « cerveau droit ». l’incertitude étant maximale, mieux vaut un intrapreneur à l’aise dans des approches « out of the square » (et pourquoi par « rebelles » envers l’establishement du groupe) et faisant preuve d’empathie avec les utilisateurs. Au fur et à mesure de l’avancement du projet on pourra privilégier des modes de fonctionnement « à cerveau gauche », basés sur l’analyse, la structuration et la fiabilisation de l’innovation.

En conclusion, plutôt que chercher la perle rare, il nous paraît plus pertinent de travailler sur 2 axes :

  • Bien coacher l’intrapreneur afin qu’il capitalise sur ses points forts et soit conscient de ses angles morts.
  • Aider à staffer l’ÉQUIPE idéale, complémentaire de l’intrapreneur afin de travailler à CERVEAU TOTAL

Découvrez comment favoriser l’intrapreneuriat dans votre entreprise !

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